vendredi 31 janvier 2014

CHRONIQUE : HAIKYU !! LES AS DU VOLLEY



Haikyu !! Les as du Volley de Haruichi FURUDATE.


Nous suivons l'histoire de Shoyô au cœur du sport qu'il aime : le volley. Malgré ses 1m63, 

sa taille ne l'empêche pas de faire ses preuves sur le terrain grâce à une détente phénoménale!
En intégrant la section volley du lycée Karasuno, Shoyô est déterminé à prendre sa revanche contre Tobio, un passeur aussi arrogant que talentueux, qui l'avait humilié au collège. Après être devenu son ennemi juré, il découvre que Tobio est son futur coéquipier.
Ils vont devoir travailler en équipe pour redorer le blason de l'équipe de volley de Karasuno.
Furudate nous présente le volley ball. Son graphisme dynamique nous permet de rester au dans l'action avec un personnage attachant grâce à sa motivation omniprésente.
Ce manga est conseillé aussi bien aux néophytes qui veulent découvrir ce sport, qu'aux personnes déjà initiées. 
Pour conclure, Haikyu !! Les as du Volley est une belle découverte à tous ceux qui apprécient les Shonen portant sur le sport.  Ainsi qu'un petit clin d’œil sympathique pour les amoureux de Jeanne et Serge ! 




Maureen Groseiller








vendredi 17 janvier 2014

CHRONIQUE : LES CARNETS DE CERISE


















Les carnets de Cerise : T1-Le Zoo pétrifié

Cerise, dix ans, rêve de devenir écrivain. Pour s'entraîner, elle entreprend d'ouvrir une galerie des personnages de son quotidien. Ses enquêtes vont la mener sur la piste d'une véritable arche de Noé...
Cerise nous emmène à l'aventure : avec des copines, dans un bois, une cabane, sous la pluie, loin de la console et de la télévision. Textes intelligents et dessins servent une histoire rafraîchissante et pleine de poésie. Les auteurs alternent les pages de journal intime et les bulles au profit du récit qui est ainsi bien rythmé. Les couleurs et la couverture sont tendres mais sans excès. L'ouvrage se lit facilement et un enfant n'aura pas besoin de l'aide d'un adulte pour entrer dans cette histoire.
Réaliser une bande dessinée pour fille d'une dizaine d'années est une réelle gageure. Souvent, les auteurs se contentent de rose, d'un soupçon d'aventure façon « garçon manqué » et d'un vocabulaire limité quand ils ne versent pas dans la mièvrerie. Ici, ce n'est pas le cas : suivre Cerise est un plaisir même (ou aussi) pour un adulte. Cette série est bien née et le deuxième tome, sorti en octobre 2013, est à l'avenant. C'est un cadeau idéal pour une petite nièce et si Cerise l'incite à la lecture, alors le pari est gagné.



mardi 3 décembre 2013

CHRONIQUE - BLACKSAD


Fauché après son passage à la Nouvelle Orléans (cf. épisode précédent), Blacksad ne peut rentrer à New York. Il se voit confier une rutilante Cadillac jaune... qui lui est rapidement volée par un poète et un écrivain sans talent. La recherche de cette Cadillac est l'occasion d'un « road trip » sanglant à travers les États-Unis de la Louisiane à l'Illinois en passant par le Nouveau Mexique et l'Oklahoma.

La sortie d'un nouvel épisode des aventures de John Blacksad est toujours un événement, et ce cinquième album était attendu par les critiques et les lecteurs. Il tient toutes ses promesses. Dans la lignée des tomes précédents, les dialogues secs et les cadrages serrés rappellent les films noirs. On retrouve les récits envoûtants de Diaz Canales ; l'émotion et l'humour sont bien présents, notamment chez le privé, viril héros à la Boggart. Ce cinquième opus nous entraîne sur la route avec la « beat generation » mais offre également au lecteur assidu de la série l'occasion de découvrir la famille du héros.

La couverture jaune d'or est splendide mais c'est tout au long de cette série que le trait et les couleurs à l'aquarelle de Guarnido sont exceptionnelles. Il frise la perfection sur certaines planches. Les personnages d'animaux anthropomorphes sont très expressifs. Les auteurs puisent dans leur bestiaire pour offrir à chacun d'eux une personnalité propre.

Chaque épisode de cette série se suffit à lui-même, mais on ne saurait trop conseiller la lecture des autres tomes de Blacksad. Les scénarii du félin détective privé sont toujours bien ficelés et documentés. Ils chroniquent tour à tour l'envers du show biz et de l'ascension sociale (Quelque part entre les ombres), la haine raciale (Artic Nation), la peur du nucléaire et le maccarthysme (L'âme rouge), le jazz et les ravages des drogues dures (L'enfer, le silence).

L'addiction à la série est rapide et lecteur comme le critique attendra avec impatience un sixième tome qui est annoncé.

























vendredi 15 novembre 2013

CHRONIQUE : A L'ORIGINE DES CONTES - BLANCHE NEIGE


À l'origine des contes : Blanche neige


   Et si les frères Grimm n'avaient pas inventé Blanche Neige et les sept nains ? S'ils n'avaient fait qu'adapter un fait divers sanglant du XVIIIème siècle ?

   L'idée de départ de la série parue chez Glénat est d'inventer une origine aux contes que sont : Blanche Neige, Barbe Bleue et Pinocchio. Sous la plume de Philippe Bonifay, Blanche Neige n'est plus un conte pour enfants mais une sordide histoire pour adultes. Le récit est sanglant ; Blanche Neige est une colombe et les nains ne sont plus mineurs mais comédiens ; quant à la marâtre, elle est cruelle à souhait.

   Le dessin de Meddour (Le Roi des Singes) et les couleurs de Paitreau font se succéder les ambiances, ainsi, le printemps vert et radieux laisse sa place au froid hiver où le blanc et le rouge dominent. Le regard des Grimm qui rythme le propos est, lui, marqué par des couleurs plus chaudes. Le découpage des dialogues dans les cases est assez inattendu.

   Le pitch se démarque des adaptations précédentes de contes en récits pour adultes telles que les Comptines Assassines de Pierre Dubois (parues en 2008) en insérant le point de vue des Frères Grimm dans le récit. La cruauté de l'ensemble fait de l'ouvrage un conte d'Halloween pour public averti.












vendredi 8 novembre 2013

CHRONIQUE : TONY CHU


Tony CHU Détective cannibale :


 Les « nez », en interrogeant leur verre de vin, découvrent un terrain argileux, un coteau exposé et un éleveur atypique et biodynamique. Les « cibopathes », en goûtant un steak, peuvent déterminer le nom de la vache, son pré de naissance et le surnom du boucher. Si les premiers sont plutôt chroniqueurs au Savour Club, les seconds sont détectives à l'Agence de Répression des Aliments et Stupéfiants. Dans un univers où le trafic de poulet est un crime, c'est le cas de notre super héros Tony Chu (« chew », mâcher en anglais) qui est muté aux crimes spéciaux après une enquête efficace mais menée grâce à une méthode curieuse.

John Layman nous livre un comic bien assaisonné au pitch délicieux. Les dialogues croustillants et les détails foisonnants du dessin de Guillory font effet en bouche rapidement sans indigestion malgré les 7 volumes que compte déjà la série. Le découpage des pages est au service des scènes d'action et la mise en couleur rehausse subtilement le propos. Chaque chapitre du tome est une enquête achevée mais comme dans une série un fil rouge relie les épisodes..
Un bon comics nécromant avec super pouvoir et mort-vivant mais sans légion de zombies qui est bien sûr... à dévorer sans modération.









vendredi 4 octobre 2013

Amazon : finie la gratuité des frais de port sur les livres ?

Les députés votent la loi encadrant la vente de livres à distance

infos livre hebdo : Les députés votent la loi encadrant la vente de livres à distance
Publié le 03 octobre 2013 par hh
http://www.livreshebdo.fr/cache/upload/ImgActu/Moyennes/ssembleenationale-hemicycle.jpg

La majorité de l’Assemblée nationale a approuvé le principe de la proposition de loi de l’UMP concernant les frais de port de livres, mais en retenant l’amendement du gouvernement.
Dans un débat presque consensuel, l’Assemblée nationale a voté ce jeudi 3 octobre la proposition de loi déposée par les députés de l’UMP visant à «encadrer les conditions de la vente à distance de livres», selon le titre de ce texte reformulé au cours du débat.

Les députés de la majorité se sont prononcés en faveur de l’amendement du gouvernement, qui diffère du texte initial et complète le quatrième alinéa de l’article premier de la loi Lang avec ces deux phrases : 
«Lorsque le livre est expédié à l’acheteur et n’est pas retiré dans un commerce de vente au détail de livres, le prix de vente est celui fixé par l’éditeur ou l’importateur. Le détaillant peut pratiquer une décote à hauteur de 5 % de ce prix sur le tarif du service de livraison qu’il établit».

Tout le monde était unanime sur la nécessité de préserver le commerce du livre et la librairie du «dumping» pratiqué par Amazon, réalisé au moyen du cumul du rabais de 5% autorisé par la loi, et de la gratuité des frais de port, ce qui n’était pas prévu en 1981. «C’est un dévoiement de l’esprit de la loi Lang», a déclaré Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, au cours des débats.

Majorité et opposition se sont toutefois engagées dans une discussion technique sur le moyen de régler ce problème, avec une solution claire et dans le cadre de la Constitution, sans avantager finalement le cybermarchand américain qui récupérait de la marge.

«L’amendement du gouvernement n’interdit pas la gratuité des frais de port, mais le cumul avec le rabais»,  a expliqué la ministre, dont le texte vise à dissuader la pratique de la prise en charge de l’expédition par le revendeur dans la vente à distance, sans la déclarer pour autant illégale.

vendredi 27 septembre 2013

CHRONIQUE - LES CHRONIQUES DE LA VIGNE


Chroniques de la vigne, conversations avec mon Grand-Père, Fred BERNARD, Glénat 2013, One shot

    Les Chroniques de la vigne compilent les discussions du bourguignon Fred Bernard avec son grand-père vigneron à Savigny-lès-Beaune.
Les anecdotes de l'aïeul sont prétextes à l'évocation du breuvage mais aussi des souvenirs d'un quarantenaire. L'auteur raconte avec clarté et sans dogmatisme l'importance des hommes et du terroir mais aussi l'alcoolisme et la biodynamie. La lecture est agréablement rythmée par les citations tirées d'une conférence datant de 1880 intitulée : "Les effets psychologiques du vin".
    Parler du vin en 2013, c'est soit ouvrir "Le guide Parker du vin", soit lire "les Chroniques de la vigne", soit se lancer dans une analyse façon commentaire composé au bac de français, soit apprécier sans snobisme le breuvage et le travail du vigneron. Fred Bernard nous invite avec humour à le suivre sur la deuxième voie. La narration est claire et le dessin simple nous éloigne du "goût de banane" ou de l'"arôme de lièvre en rut" décelé par certains critiques œnologiques.
L'ouvrage est relativement épais mais il se lit facilement et sans indigestion. De plus, les chroniques ne suivent pas un ordre obligatoire.
  Si l'auteur parle avec fierté des crus bourguignons, il évoque aussi les crus bordelais ou californiens. On apprend beaucoup sur le milieu du vin et ses travers.
En fermant la BD, une seule chose à faire : ouvrir une bouteille et la partager en famille ou entre amis.