samedi 11 mai 2013

CHRONIQUE "THERMAE ROMAE"

Rome, en l'an 128 de notre ère, sous le règne de l'empereur Hadrien. Lucius Modestus, architecte en panne d'inspiration et actuellement au chômage, est aspiré au fond des eaux des thermes où il se baigne et se retrouve... au Japon, de nos jours !
Il y découvre des procédés fantastiques comme... le pommeau de douche, le jet d'eau pour se nettoyer au petit coin, le principe du yakuzi...
Revenu à son époque, il y applique les méthodes remarquées au Japon, et devient l'architecte le plus côté de Rome, au point qu'il attire l'attention de l'empereur Hadrien. La pression sur ses épaules est énorme, d'autant plus que Lucius sait que son "imposture", celle de copier au lieu de créer, repose sur des bases aléatoires (sera-t-il oui ou non aspiré à nouveau sous l'eau, auprès de l'autre civilisation?).
Le pitch vous paraît bizarre ? Vous ne vous sentez pas très attirés par l'idée d'une histoire des soins corporels ? Détrompez-vous ! Véritable phénomène au Japon, Thermae Romae vaut le détour.
Le sujet est très original, le traitement documenté et, même si le schéma est un peu répétitif, l'humour et surtout le décalage créés par les différences culturelles rendent la lecture savoureuse. Lucius n'a toujours pas compris où il a atterri, à la fin du tome 1, et ses hypothèses à propos d'un peuple d'esclaves au visage plat, ainsi que tous les corollaires et malentendus qui vont avec, sont très drôles.
D'ailleurs, le point de vue inédit sur des objets qui sont pour nous aujourd'hui d'une grande banalité (le panier à linge ou encore les boissons fruitées !!!), fait que le lecteur y réfléchisse différemment et commence lui aussi à en apprécier la complexité technique qu'il donnait par acquise.

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